À 50 ans, la retraite peut encore sembler lointaine. Pourtant, quinze années constituent un horizon particulièrement intéressant pour faire le point sur son patrimoine et commencer à préparer ses futurs revenus.
Assurance-vie, PEA, immobilier, épargne disponible, placements plus dynamiques… Au fil des années, les solutions se sont souvent accumulées. La question n’est alors plus seulement de savoir où placer son épargne, mais de vérifier si l’ensemble reste cohérent avec ses projets de vie et sa future retraite.
À 50 ans, il est encore temps d’agir
Quinze ans représentent un horizon suffisamment long pour faire évoluer progressivement une stratégie patrimoniale.
À cet âge, l’objectif n’est généralement pas de bouleverser tous ses placements. Il s’agit plutôt de faire un état des lieux, puis d’identifier les éventuels ajustements à réaliser.
Plusieurs questions deviennent essentielles :
- Quel capital ai-je déjà constitué ?
- Quelle capacité d’épargne puis-je encore mobiliser ?
- Quel niveau de revenus souhaiterai-je conserver à la retraite ?
- À quel âge est-ce que j’envisage de cesser mon activité ?
- Mon patrimoine est-il suffisamment diversifié ?
- Quel niveau de risque suis-je prêt à accepter aujourd’hui et demain ?
Ces réponses permettent de donner une direction beaucoup plus précise à votre stratégie.
Commencer par définir les revenus dont vous aurez besoin
Préparer sa retraite ne consiste pas uniquement à accumuler du capital.
L’enjeu est surtout de déterminer le niveau de revenus dont vous souhaiterez disposer lorsque votre activité professionnelle diminuera ou s’arrêtera.
Il faut alors mettre en perspective vos futures pensions avec votre train de vie souhaité et vos projets : résidence principale, voyages, aide aux enfants, loisirs, transmission…
Cette projection permet d’estimer le niveau de revenus complémentaires à construire progressivement.
Et plus cette réflexion est menée tôt, plus les ajustements peuvent être réalisés dans la durée.
Vérifier que vos placements répondent toujours au bon objectif
À 50 ans, beaucoup d’épargnants disposent déjà de plusieurs enveloppes ou investissements : assurance-vie, PEA, immobilier locatif, SCPI, épargne bancaire…
Chacun peut avoir son intérêt. Mais l’accumulation de placements ne constitue pas nécessairement une stratégie patrimoniale.
L’important est de comprendre le rôle de chacun :
- certains placements sont destinés à faire fructifier le capital sur le long terme ;
- d’autres permettent de conserver une épargne disponible ;
- certains peuvent contribuer à générer des revenus complémentaires ;
- d’autres répondent davantage à des objectifs de transmission ou de diversification.
L’enjeu consiste donc à rechercher un équilibre entre performance potentielle, risque, disponibilité de l’épargne et horizon de placement.
Faire évoluer progressivement son niveau de risque
À quinze ans de la retraite, il peut encore être pertinent de conserver une partie de son patrimoine sur des supports permettant de rechercher de la performance à long terme.
Mais la stratégie mise en place à 50 ans ne sera probablement pas exactement la même à 55, 60 ou 64 ans.
À mesure que la retraite approche, la sécurisation progressive d’une partie du patrimoine peut devenir plus importante.
L’objectif est d’éviter deux situations opposées : prendre trop de risques à l’approche du moment où vous aurez besoin de votre capital, ou au contraire sécuriser trop tôt l’ensemble de votre épargne et réduire son potentiel sur un horizon encore long.
Il n’existe donc pas une allocation idéale valable pour tout le monde.
Ne pas oublier la disponibilité de votre épargne
La préparation de la retraite doit également tenir compte d’un élément parfois sous-estimé : la liquidité.
Un patrimoine peut être important sur le papier tout en étant difficilement mobilisable rapidement.
Immobilier, SCPI ou certains investissements de long terme peuvent avoir toute leur place dans une stratégie patrimoniale, mais il est important de conserver parallèlement une épargne suffisamment disponible pour faire face aux projets et aux imprévus.
À l’approche de la retraite, cette question devient progressivement plus importante.
La fiscalité compte, mais elle ne doit pas guider seule vos décisions
PEA, assurance-vie, immobilier, épargne retraite… chaque solution possède ses propres règles fiscales.
La fiscalité constitue donc naturellement l’un des éléments d’une stratégie patrimoniale.
Mais un avantage fiscal ne doit jamais constituer à lui seul une stratégie d’investissement.
Le choix d’un placement doit d’abord correspondre à vos objectifs, à votre horizon, à votre situation familiale et patrimoniale ainsi qu’au niveau de risque que vous acceptez.
L’optimisation fiscale intervient ensuite, dans cette vision globale.
À 50 ans, le bon réflexe : faire un véritable bilan patrimonial
Vous n’avez pas nécessairement besoin de changer vos placements.
En revanche, 50 ans constitue un excellent moment pour vérifier que votre patrimoine travaille réellement pour vos objectifs des quinze prochaines années.
Un bilan permet notamment de mettre en perspective :
- votre patrimoine actuel ;
- vos futurs droits à la retraite ;
- votre capacité d’épargne ;
- vos projets personnels et familiaux ;
- votre besoin futur de revenus complémentaires ;
- votre horizon de placement ;
- votre niveau de risque.
C’est cette vision d’ensemble qui permet ensuite de déterminer les ajustements réellement pertinents.
Et si nous faisions le point sur votre retraite ?
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