OPTIMISATION FISCALE

Investissement locatif : ce qu’il faut savoir sur le nouveau dispositif « Jeanbrun »

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Sommaire

Un principe : amortir une partie du prix du bien pour réduire le revenu foncier imposable

Contrairement à certains anciens dispositifs d’investissement locatif fondés sur une réduction d’impôt, le Jeanbrun repose sur un mécanisme d’amortissement.

Concrètement, une fraction de la valeur éligible du logement peut être déduite chaque année des revenus fonciers, en complément des charges admises en déduction.

L’avantage fiscal dépend notamment de la nature du logement — neuf ou ancien avec travaux — et du niveau de location retenu : « intermédiaire », « social » ou « très social ». Ces catégories correspondent à des taux d’amortissement et à des plafonds différents.

En contrepartie, le propriétaire doit respecter des plafonds de loyers et de ressources du locataire.

Le calcul du résultat foncier et l’éventuelle imputation d’un déficit sur le revenu global obéissent par ailleurs aux règles fiscales applicables aux revenus fonciers. Il est donc préférable de ne pas raisonner sur le seul montant de l’amortissement, mais sur l’ensemble de la situation fiscale du foyer.

Pour qui ce dispositif peut-il avoir le plus de sens ?

L’intérêt du dispositif dépend fortement de la situation personnelle de l’investisseur : niveau d’imposition, revenus fonciers existants, capacité de financement, effort d’épargne et objectifs patrimoniaux.

Une tranche marginale d’imposition élevée peut renforcer l’intérêt d’une déduction venant diminuer le revenu imposable.

À l’inverse, l’avantage fiscal ne doit jamais être analysé isolément : un loyer plafonné, le coût du financement, les charges, la qualité de l’emplacement et le potentiel de revente peuvent modifier sensiblement l’équilibre économique du projet.

Un engagement locatif à inscrire dans une stratégie de long terme

Le dispositif impose un engagement de location nue à usage de résidence principale pendant une durée minimale de neuf ans.

Le logement doit être mis en location dans les délais prévus par le dispositif et le locataire doit respecter les conditions de ressources applicables.

La durée de détention doit également être réfléchie en amont. La fiscalité de la revente et les conséquences des amortissements pratiqués font partie des éléments à intégrer dans l’analyse globale du projet.

De même, lorsqu’un déficit foncier a été imputé sur le revenu global, les règles de maintien en location doivent être respectées afin d’éviter une remise en cause de l’avantage fiscal.

Quels logements sont concernés ?

Le dispositif vise les logements situés dans des bâtiments d’habitation collectifs.

Il peut concerner des logements neufs ainsi que certains logements anciens faisant l’objet de travaux importants et répondant aux critères prévus par la réglementation.

Les maisons individuelles ne sont donc pas éligibles dans le cadre actuellement en vigueur.

Cette condition doit être vérifiée dès le début du projet, au même titre que les critères techniques du logement et, pour l’ancien, la nature et le montant des travaux.

Un dispositif récent qui appelle une analyse personnalisée

Le Jeanbrun peut constituer un nouvel outil pour certains investisseurs immobiliers, mais il ne transforme pas automatiquement un projet locatif en bon investissement.

La cohérence du prix d’achat, du financement, du loyer réellement envisageable, de la fiscalité et de l’horizon de détention reste déterminante.

Avant tout engagement, il convient donc de vérifier précisément l’éligibilité du bien, les plafonds applicables, les conditions liées au locataire et l’impact fiscal réel au regard de votre situation patrimoniale.

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